vendredi 21 novembre 2008

Réseaux sociaux et publicité

En naviguant sur mes nombreuses pages de réseaux sociaux, je me suis rendue compte que la publicité y était présente en très petite quantité, voire presque nulle.

Cette constatation me trouble beaucoup. On utilise toutes les surfaces que l’on peut bien trouver, des voitures aux avions en passant des murs de la ville, mais on néglige l’utilisation des sites sociaux pour afficher nos produits, sachant pertinemment que leur utilisation est en constante progression : «l’utilisation de ces sites a augmenté de 5% dans les foyers américains en 2005, jusqu’à plus de 10% en juste une année en 2007» (Gangadharbatla, 2007, p.2).

En effectuant une recherche plus poussée sur le sujet, je suis tombée sur un article de Cavazza qui expliquait que les réseaux sociaux et la publicité n’étaient pas compatibles puisque ces plateformes sont des lieux de rencontre et de rassemblement et non des lieux de contenu pour la publicité. Son argument majeur est que sur les réseaux comme Facebook : «il y est uniquement question d’échange, il n’y a donc pas de place pour la publicité.». Selon moi, cette attitude est très défaitiste quant à l’intégration de ces médias par la publicité.

Plusieurs personnalités se positionnent contre ces plateformes à des fins publicitaires, par exemple Ted McConnell de P&G. Selon lui, ces réseaux sont des endroits uniquement réservés aux interactions et il trouve qu’il serait inapproprié de tenter de les rejoindre dans ces conditions.

J’en conviens, il ne s’agit pas de médias traditionnels, mais il est tout de même un média puisqu’il est un «espace» qui rejoint une cible et qui peut grandement l’influencer. À nous publicistes de modifier nos techniques pour rejoindre notre cible. Comme dit par Cavazza, si le but premier de ces sites est de créer des interactions, pourquoi ne pas créer des groupes de discussion à propos de nos produits et enligner les dialogues dans l’optique de «vente» ou de «promotion» de notre produit? Si cette méthode est utilisée avec transparence et honnêteté, et que les motifs de l’organisation sont clairs, je vois difficilement comment on pourrait reprocher à la compagnie d’utiliser ces réseaux afin de mousser ses ventes. Il s’agit d’une méthode simple qui peut générer des effets bénéfiques pour l’organisation, sans nécessairement engager beaucoup de frais.

Ce nouveau phénomène de marketing sur les sites de réseaux sociaux est appelé marketing social. Selon moi, il s’agit de la plus importante nouvelle vague dans le monde de la publicité. La définition de ce marketing est : «les actions menées pour promouvoir une marque auprès d’une communauté, de manière directe ou indirecte, en utilisant les outils utilisés par les communautés». Le seul élément réellement important dans l’utilisation de ces plateformes à des fins publicitaires est la création et le maintien de liens entre l’organisation qui publie et les membres de ces réseaux.

Par exemple, il ne s’agit que de penser à la campagne publicitaire de Barack Obama sur ces sites pour remarquer le retour sur investissement énorme que ces méthodes peuvent engendrer. Il a son compte officiel sur Facebook et un sur YouTube, un compte non officiel sur MySpace, en plus de son site social qu’il a créé pour les besoins de sa campagne, MyBarackObama.com. Évidemment, la publicité sur les sites sociaux n’ont pas été à eux seuls responsables de son élection, mais leur utilisation aura su mobiliser les utilisateurs au vote majoritairement en sa faveur.

samedi 8 novembre 2008

L’importance de s’ajuster à la réalité environnementale

Si une compagnie a bien compris l’importance de s’ajuster à la réalité environnementale, c’est BMO Groupe Financier. En effet, depuis le début de la crise économique, ces derniers nous envoient des messages publicitaires plutôt rassurant quant à la progression de cette crise et l’influence que celle-ci aura sur notre futur. Leurs messages d’espoir, avec comme thème « Ça a du sens. Profitez.» et créés par la firme de publicité Cossette Communication, savent rassurer les gens inquiets durant cette période creuse de l’économie. Ils ont trouvé une manière de garder leur clientèle et de s’assurer leur fidélité avec des messages tels que Comment protéger mon épargne des fluctuations du marché, Investissez sans souci. Dormez bien cette nuit., et plusieurs autres. Avec ces messages simples et apaisants, ils s’assurent que la population et que leurs clients viennent les voir pour leur poser les questions qui les rongent d’inquiétude durant cette période instable.

Tout cela, en lien avec leur campagne de communication interne qui a pour vision d’être la banque modèle en matière d’expérience client exceptionnelle. Pour cette campagne publicité, ils misent sur l’expérience et le professionnalisme de leurs employés pour «clarifier les questions liées à l’argent, aux placements et aux finances, et qui comprend les effets que ces questions peuvent avoir sur leur vie et sur leurs affaires», selon Bill Downe, président et chef de la direction. La vitesse de leur réaction face à la crise les place, selon moi, en avance sur toutes les autres banques canadiennes qui tardent à sécuriser la population quant à leur l’avenir financier.



































































samedi 1 novembre 2008

À titre de comparaison

Que penser de la campagne de publicité de la CSST? Personnellement, je trouve que cette campagne choc n’est pas horrible. Les images sont insoutenables, mais le message passe. Certains sont choqués ou horrifiés, d’autres dégoûtés. Pour ma part, je crois qu’il s’agit enfin d’une publicité qui risque de marquer les gens. Selon la porte-parole de la CSST, Alexandra Reny, après avoir fait des focus groups avec des travailleurs, les analystes ont convenu que c’est ce type de publicité qui fonctionne auprès de la cible et qui peut sauver des vies. Chaque année, plus de 5000 accidents et 6 décès sont en lien avec le non-cadenassage des machines. Après la dernière campagne de publicité choc, qui datait de 2005 déjà, les accidents ont connu une baisse de 13%. Personnellement, je crois que si ce genre de publicité peut sauver des vies, c’est du devoir des agences d’en créer de ce style. Toutes les personnes ayant vu cette publicité sont maintenant marquées par l’importance des petits gestes pour aider à sauver des vies.
Ma question est la suivante. Qu’attendent les agences de publicité et les décideurs de la SAAQ pour réaliser une campagne de publicité aussi intense? Sachant que la vitesse au volant a causé, entre 2003 et 2007, 250 décès, 1 200 blessés graves et 10 200 blessés légers et que l’alcool au volant a causé, entre 2002 et 2006, environ 200 décès, 600 blessés graves et 2 400 blessés légers, ne croyez-vous pas aussi qu’il serait temps de réagir et d’utiliser de plus importantes campagnes de publicité choc? Encore une fois cette année, la campagne de publicité de la SAAQ est sans trop d’émotions et je crois pertinemment qu’une campagne à la saveur de celle de la CSST serait bénéfique pour au moins tenter de diminuer le nombre d’accidents et de décès sur nos routes. Peut-être la SAAQ devrait-elle tenter une campagne dans le style de la campagne pour la vitesse au volant comme la campagne réalisée par The faster the speed, the bigger the mess? De plus, même dans les brochures et dépliants de la SAAQ, on dirait qu’eux-mêmes ne prennent pas la situation pour importante. Peut-être est-il temps d’agir pour alléger le bilan routier?

Voici les publicités dont il s’agit :

Campagne CSST – 2 volets





Campagne SAAQ – alcool au volant



Campagne SAAQ – vitesse au volant



Campagne vitesse au volant – The faster the speed, the bigger the mess